MONTRÉAL - La Commission de l'éthique, de la science et de la technologie réitère ses réticences à voir le ministère de la Santé défrayer le coût des traitements de fécondation in vitro et les offrir dans les hôpitaux universitaires. Elle veut d'abord un débat public sur la question.
La Commission avait produit un rapport, en décembre dernier, estimant que le "droit à l'enfant" n'existe pas et qu'il faut distinguer le désir d'avoir un enfant et le droit d'en avoir un. Elle y affirmait aussi que l'Etat n'est pas tenu d'accéder à toutes les demandes des citoyens en matière de procréation assistée. Elle ajoutait que l'adoption devait constituer la solution pour les couples infertiles.
Or depuis, le ministre de la Santé et des Services sociaux Yves Bolduc a décidé d'aller de l'avant avec sa démarche, promise en campagne électorale.
En janvier dernier, il a demandé aux centres hospitaliers universitaires de lui dire quels étaient leurs besoins en équipement et en main-d'oeuvre pour offrir ces services, actuellement dispensés par des cliniques privées.
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